L’érudition des amateurs

S’il fallait nommer des amateurs ayant acquis une somme de connaissances sur un sujet donné, peut-être que les premiers termes qui viendraient à l’esprit seraient ceux de « passionnés » ou bien de « fans » qui ont de surcroit l’avantage de retirer le sens péjoratif accolé au terme « amateur ». Le rapport passionnel ou fanatique est à n’en pas douter une puissante source de motivation pour collecter une masse de savoir sur un thème de prédilection mais ce rapport étant affectif il peut être perçu comme biaisé et disqualifier la légitimité des savoirs et la légitimité des personnes qui les ont produits.

Parler d’amateur érudit ou d’amateur savant est une manière de rendre aux passionnés la légitimité qui leur était confisquée en reconnaissant la valeur intellectuelle de leur érudition qui dépasse parfois celle des savants professionnels. Mais la comparaison soulève de nouvelles questions : quelle différence y a-t-il entre l’érudition d’un amateur savant et celle d’un savant professionnel ? Est-elle quantitative ? Est-elle méthodologique ? Se mesure-t-elle en diplôme ? En salaire ?

Différentes expertises amateures

Sur quoi portent leurs connaissances et qu’en attendent-ils ?

Des connaissances plus ou moins pointues

– Les rôles d’érudits

J.R.R. Tolkien

– Expertiser un univers fini

– L’intertextualité et l’art de la référence

– Les territoires de diffusion des cultures tolkienniennes

Sherlock Holmes

– L’expertise comme lieu de sociabilisation : l’importance et l’influence des clubs

– Les contributions amateures au contenu de l’univers holmésien

– Lorsqu’un personnage de fiction s’incarne dans le monde réel

Star Trek

– La fan-culture à l’heure de la télévision : une ampleur inédite

– L’importance fondamentale des conventions

Harry Potter

– L’avènement d’un fandom contemporain à l’heure d’internet

– Un univers qui se construit sur internet

– Lorsque l’œuvre se construit en partenariat avec ses fans