Affiche de la pièce de théâtre Harry Potter and the Cursed Child, de Jack Thorne

Harry Potter est donc une œuvre en constante évolution, diverses par ses supports (livres, films, pièces de théâtre) et commentée au fil de sa parution en temps réel grâce à l’implantation de son fandom sur internet. En effet, les articles sur internet et les vidéos youtube proposant des théories sont extrêmement nombreux et permettent l’expression de commentaires, voire de critiques de la part du fandom. Ces commentaires sont même encouragés, en particulier par l’édition régulière des scénarios de films en plusieurs langues et par la possibilité, via Pottermore, d’interpeller « directement » J.K. Rowling.


Article de 20 minutes relatant le « scandale Minerva McGonagall »

Cette œuvre est donc critiquée au fil de sa parution par des experts amateurs qui tentent de redéfinir la chronologie des événements et soulignent les incohérences de l’œuvre de J.K. Rowling. Ainsi, lorsque Minerva McGonagall apparait dans la saga Les animaux fantastiques (à une date où elle n’est pas censée être née), l’insatisfaction des fans s’exprime lors de la sortie du film dans les salles. La presse généraliste, ici 20 minutes, mais également le Huffington Post ou dans Le Point vont se faire l’écho de la contrariété du fandom. Par extension, un certain nombre d’articles de fans critiquent la volonté de J.K. Rowling de constamment vouloir revenir sur son œuvre et d’y ajouter des informations, au risque de susciter des incohérences. Autant la mouvance encyclopédique est saluée par les tolkienistes du temps de J.R.R. Tolkien, autant cette approche est décriée chez J.K. Rowling. Entre temps, le fan est devenu expert et coconcepteur de l’œuvre.