The Baker Street Journal, September 1982, New York, Peter F. Blau ed

Au-delà de la multitude de sociétés de fans, les sherlockians forment un groupe structuré en particulier autour de la production de contenus culturels consacrés à l’analyse du canon. Au sein de ses supports de diffusion l’importance du Baker Street Journal est indubitable. Publié pour la première fois en 1946, il rassemblait alors un certain nombre de synthèses érudites produites dans le cadre de la réunion annuelle des Baker Street Irregulars. Suite à un premier échec commercial, le titre est réédité à partir de 1951 sous une forme plus abordable. Le titre survit encore à l’heure actuelle, entretenant dans sa typographie et dans son graphisme l’univers victorien propre à Sherlock Holmes.

Anthony Horowitz, The New Sherlock Holmes Novel : The House of Silk, 2015

L’univers de Sherlock Holmes se nourrit également d’un certain nombre de romans écrits par des amateurs des aventures du résident du 221B Baker Street. Dès 1909 et la publication de Sherlock Holmes en Sibérie par P. Orlovets (Peter Doudorov de son vrai nom), le personnage apparait sous d’autre plume que celle de son créateur. Cette réappropriation du personnage par des romanciers n’a jamais réellement faibli jusqu’à ce qu’en 2011 Anthony Horowitz publie une continuation officielle, The House of Silk, sous-titré The New Sherlock Holmes Novel.

Fanart d’un fan de Sherlock
(www.tumblr.com)

Enfin, inspirés davantage par la série de la BBC de Mark Gatiss et Steven Moffat, certains fans produisent également des fanfictions. Diffusées essentiellement sur le net, celles-ci illustrent encore une fois l’appropriation de l’objet par le fan et sa volonté d’en diffuser sa propre lecture, souvent inspirée de théories antérieures. Ainsi, concernant la sexualité de Sherlock Holmes, certains fans font de manière assez récurrente référence à la relation amoureuse entre Sherlock Holmes et Irène Adler, ainsi qu’à la relation homosexuelle latente qui unit Sherlock Holmes et John Watson.

Lorsqu’un personnage de fiction s’incarne dans le monde réel >>